Nancy, il E tait une Fois ...

 ..., Nancy, mille ans d'histoire !!

Nancy, contrairement à beaucoup de villes françaises, ne s'est pas développée circulairement autour d'un hyper-centre, mais depuis la période médiévale par la construction de nouveaux ensembles urbanistiques successifs au cours des siècles.

Ainsi, Nancy ne possède pas d'origine romaine, mais une origine médiévale. La particularité de son développement est donc directement liée à l'essor du duché de Lorraine dont elle devint la capitale. Ainsi, un château édifié peu après l'an mille donnera naissance à une cité médiévale fortifiée ; l'adjonction, fait quasi unique en Europe, d'une ville-neuve à la Renaissance ; l'urbanisation des Lumières ; l'accroissement effréné du XIXe siècle ; la prospérité de la Belle Époque ; l'urbanisme sans limites du XXe siècle en ont fait la vingtième agglomération de France, désormais au centre d'une importante métropole.

Construite sur la rive de la Meurthe, une plaine marécageuse, Nancy doit son appellation à un mot d'origine celte, nance, soit le marais.

Nancy au XIe siècle

premier bourg

Au début XIe siècle, le duc Gérard 1er d’Alsace (Gérard de Châtenois, né vers 1030, seigneur de Châtenois, puis duc de Lorraine), fait élever un ensemble fortifié sur le site de l’actuelle place du Colonel Fabien. Nancy est née.

 

Le duc établit dans ce qui est alors un hameau carolingien, son "Castrum Nanceium", château de halte, pour ses voyages entre les Vosges et la Champagne.

 

La bourgade ducale "Nanciacum" est construite sur un emplacement naturel, entre deux marais de la Meurthe, en bordure de l’étang Saint Jean.
 

Gérard 1er y installe une administration ducale structurée, un marché, et rapidement la ville prend de l'ampleur. De cette période ne subsiste à Nancy que la tour de la Commanderie, à l’origine tour de guet des faubourgs Saint Jean.

Aujourd'hui :

Il ne subsiste que peu d’éléments des remparts de Nancy. Sept portes de l’enceinte sont conservées : la porte médiévale de la Craffe et son pendant du XVIIe siècle, la porte Notre-Dame, les portes Saint-Georges, de la Citadelle et de Saint-Nicolas, édifiées du XVIe au XVIIe siècle et les portes Royale et Sainte-Catherine datant du XVIIIe siècle.

 

Les restes du bastion d'Haussonville sont visibles dans les sous-sols du Musée des Beaux-Arts. L’arsenal de la Renaissance est également conservé.