Nancy, il était une fois ...

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Il etait

une fois

des 3MaisONs

le FauBourg

Trois maisons, pour un quartier qui en comporte bien d'avantage ? Et pourtant l'histoire nous rappelle qu'il aurait pu n'en rester aucune !

Retour sur cette aventure hors norme.

_1591_ le village de Saint-Dizier est détruit. Pour être reloger, les habitants se sont alors vus accorder des terrains à bâtir dans la ville neuve. En mémoire au village, un des axes majeurs de la ville prit le nom de rue Saint-Dizier.

De cette disparition, il ne restera que trois auberges :

- la maison Ravinel,

- l’hôtellerie du Lion d’Or,

- et celle de la Poule qui boit,

afin de permettre l'accueil des voyageurs tardifs, quand la cité est fermée.

_de_nos_jours_ le site, devenu faubourg des Trois-Maisons, a toujours été populaire, ouvrier, notamment en présence de ses imprimeries, jardiniers et maraîchers.

Surnommé « le Montmartre nancéien », Il a gardé un côté frondeur qui lui a valu ce titre envié de « commune libre des trois maisons », et a conservé son esprit villageois convivial en dehors de la ville.

_début du XIème siècle_ le duc Gérard 1er d’Alsace fait élever un ensemble fortifié sur le site de l’actuelle place du Colonel Fabien, à proximité du village de Saint Dizier, à proximité d’une église, fondée en l’honneur d’un évêque de Langres, Dizier, dont les origines remontent au VIIe siècle.

Durant 5 siècles, Nancy s’étend, autour de son château, ceinturée de fortifications, puis de remparts.

_fin XVIème siècle_ Charles III, duc de Lorraine, constatant l'étroitesse de la ville malgré ses extensions, décide de construire une ville nouvelle, la ville neuve, cinq fois plus grande que la ville originelle.

La ville se protège derrière des remparts de plus en plus performants pour résister aux progrès de l’artillerie. Pour assurer le tir à découvert, le village de Saint Dizier, devenu un obstacle défensif, de part sa proximité, doit être supprimé. Il  comptait alors jusqu’à mille habitants.