Nancy, il E tait une Fois ...

 ..., les Fontaines de  Nancy

Au cours de son histoire, Nancy a vu le nombre de ses fontaines publiques évoluer selon ses besoins et ses ressources en eau. Les fontaines témoignent des relations des citadins avec l'eau : autrefois nécessaires pour leur quotidien et/ou démonstratives de puissances, elles ont participé à la mise en œuvre de nouvelles pratiques d'hygiène, et conservent de nos jours un côté festif et fédérateur.

Initialement alimentées en eau de source, la plupart des fontaines monumentales, grandes consommatrices et devenues peu utiles au quotidien des usagers, furent alimentées par l'eau de la Moselle à la fin du XIXème siècle. Aujourd'hui, elles fonctionnent en mode "circuit fermé". 

Les fontaines restent les témoins discrets de la vie quotidienne des nancéiens, et font partie intégrante du riche patrimoine de Nancy. Voici l'histoire des plus importantes d'entre-elles, réalisée à partir du l'ouvrage d'Etienne Martin, "Fontaines d'hier à aujourd'hui à Nancy", édition Serpenoise.

place Stanislas

fontaines Neptune et Amphitrite

Ces fontaines monumentales, œuvres de Dieudonné-Barthélemy Guibal, les plus connues de Nancy, ferment les angles nord de la place Stanislas. Elles ont été réalisé en plomb par souci d'économie.

Initialement la fontaine Amphitrite était accompagnée de deux petites fontaines latérales, détruites en 1711 pour ouvrir l'accès vers le parc de la Pépinière.

Par le passé, ces fontaines n'étaient pas que décoratives, les petites fontaines servant d'abreuvoirs aux chevaux, les grandes desservant l'eau aux habitants.

En partie mutilées à la Révolution, dégradées au fil du temps, elles ont pu retrouver comme les portiques de Jean Lamour, leurs éclats après de nombreuses restaurations. Elles fonctionnent en circuit fermé.