Nancy, il était une fois ...

Il etait

une fois

la maison

de ClOdion

Etonnante destinée que celle de cet immeuble du 22 rue Saint-Dizier à Nancy. Propriété d'un maître de forge, puis d'un négociant parisien, elle est transformée ensuite en cinéma, discothèques, pour finir aujourd'hui abandonnée et très dégradée.

Nancy, Maison de Clodion

la Maison de Clodion en 1910

Nancy, Maison de Clodion

la Maison de Clodion, aujourd'hui

Nancy, Maison de Clodion

bas-relief, pile gauche du rez-de-chaussée

Nancy, Maison de Clodion

bas-relief, pile droite du rez-de-chaussée

Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion

Amours et génies du Commerce et du Feu

Nancy, Maison de Clodion

Amours et génies du Commerce et du Feu

Nancy, Maison de Clodion

Amours et génies du Commerce et du Feu

Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion

1969 : hall d'entrée du cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

1937 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

1937 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

1939 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion
Nancy, Maison de Clodion

1965 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

1965 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

1965 : cinéma Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

discothèque Le Majestic

Nancy, Maison de Clodion

la Maison de Clodion, aujourd'hui

La « Maison de Clodion » ou « Maison Demenge-Crémel », située au 22 de la rue Saint-Dizier, présente une façade classée au titre des monuments historiques par arrêté du 25 janvier 1979.

 1792  le maître de forge Léopold Faber achète la parcelle correspondant à la sacristie de l’ancienne église Saint-Roch. Dans la cave, une pierre de fondation atteste de la date de construction et du nom du propriétaire. Les deux bas-reliefs et les trois frises du rez-de-chaussée évoquent le métier et les outils du forgeron. La maison fut bâtie par l’architecte Nicolas Grillot

 

Au cours du XIXe siècle, les décors ont été attribués, de façon erronée au sculpteur Claude Michel, dit Clodion (Nancy 1738- Paris 1814), dernier représentant de la dynastie Adam. Une légende tenace prétendait en effet que le sculpteur serait venu se réfugier à Nancy pendant la Révolution, y aurait installer son atelier et réaliser la décoration de la façade.

 1927  La maison, qui appartient encore à M. Demenge-Crémel,, est louée au directeur de l’hôtel Majestic puis à la société Est-Cinéma qui acquit le droit de transformer l’intérieur. Un véritable désastre, car contrairement au contrat de transformation, tout l'intérieur artistique et très luxueux fut détruit. Seule  la façade et les œuvres de Clodion furent sauvegardées.

Après avoir été brasserie en 1912, le bâtiment abrita alors le cinéma Majestic, d'une capacité de 800 places. La façade aux bas-reliefs disparait derrière les affiches et panneaux lumineux.Dans les années 50, la capacité de la salle est ramenée à 550 fauteuils.

 1980  le "Majestic" est cédé au circuit "Para France" qui ferme définitivement la salle au début des années 80.

La Maison de Clodion sera ensuite occupée par plusieurs discothèques dont "Le café des Anges", pour être finalement déserté et très dégradé jusqu'à nos jours.

Claude Michel, dit Clodion