Combien de rues, voies, places (nommés odonymes), Nancy compte-t-elle ?
Le recensement est répertorié dans la Base des Adresses Nationales (BAN), avec un recensement de 250000 lieux-dits et 25 millions d’adresses.
Concernant la ville de Nancy, elle compte 642 voies, places et lieux-dits adressés.
En voici quelques unes parmi les plus intéressantes de part leurs passés historiques ou leurs qualités architecturales.
Sélection d'une rue >> cliquez sur sa plaque
avenue Boffrand
Au fil du XXᵉ siècle,
l’avenue se borde d’immeubles de qualité, dont plusieurs témoignent de l’architecture des années 1920 et 1930, notamment dans le style Art déco. Elle accueille également l’ancienne École nationale supérieure d’art de Nancy, installée avenue Boffrand pendant près d’un siècle avant son transfert sur le campus Artem en 2016.
Aujourd’hui, l’avenue de Boffrand demeure une élégante porte d’entrée du parc Sainte-Marie. Ses alignements d’arbres, ses immeubles remarquables et son héritage historique en font un élément représentatif de l’extension moderne de Nancy au début du XXᵉ siècle.
Large avenue arborée, axe emblématique reliant la rue Jeanne d’Arc au parc Sainte-Marie, l'avenue de Boffrand témoigne du développement urbain de Nancy au début du XXᵉ siècle. Son histoire est étroitement liée à celle du domaine de Sainte-Marie.
1904
La Ville de Nancy acquiert cette vaste propriété afin de la transformer en jardin public.
1906
L’avenue, aménagée sur l’ancien chemin qui constituait l’unique accès au domaine, accompagne alors l’urbanisation du secteur sud-ouest de la ville et facilite l’accès au futur parc Sainte-Marie.
1909
L’avenue reçoit son nom entre 1909 et 1911 en hommage à Germain Boffrand, l’un des plus grands architectes français du XVIIIᵉ siècle. Appelé à la cour de Lorraine par le duc Léopold, il a contribué au rayonnement architectural de la région et demeure une figure majeure du patrimoine lorrain.
8 juin 1919
L’avenue de Boffrand a également été le théâtre d’un épisode symbolique de l’après-Première Guerre mondiale. Le président de la République Raymond Poincaré y inaugure, à l’entrée du parc Sainte-Marie, la statue du Gymnaste de la Victoire, offerte à la ville par l’Union des sociétés de gymnastique de France. Renversée par une violente tempête en décembre de la même année, elle sera réinstallée avant d’être transférée ultérieurement au parc de la Pépinière.
avenue Anatole France
Nous sommes à la fin du XIXème siècle. Après la défaite française de 1870, l'Alsace et la Moselle, annexées par l'Allemagne, génèrent une migration très importante de ses habitants vers Nancy, devenue première grande ville frontalière. En trente ans la population de la ville double pour atteindre plus de 100.000 habitants.
La municipalité doit alors faire face à une crise du logement. La ville s'étend, de nouvelles voies sont ouvertes, dont l'avenue Anatole France, initialement baptisée rue puis boulevard de France. Elle porte aujourd'hui le nom de l'écrivain écrivain français Anatole France.
C'est une période charnière, marquée par la fin du courant Art nouveau et les prémices de l'Art déco. Ainsi, le début de l'avenue s'est développé dans l'esprit Art nouveau, pour terminer style Art déco, certaines constructions étant nuancées des deux courants artistiques.
Tous ces immeubles remarquables, réalisés à partir de 1910, sont l'œuvre de grands architectes (Louis Déon, Charles Masson, Fernand César, César Pain, etc ...)
rue des Ecuries
Hôtel des Pages
La cour d’appel est actuellement trop à l’étroit place Carrière, entre les murs prestigieux de l’hôtel de Beauvau-Craon.
Un projet d'extension figure dans les cartons du ministère de la Justice, propriétaire des lieux depuis de nombreuses années. La cour d’appel pourrait en effet s’étendre dans les trois niveaux de l’hôtel mitoyen des Pages qui, par le passé, a accueilli l’état-major des armées. Rien n'est fait !!
Marie Marvingt
pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française a vécu rue des écuries.
Une plaque commémorative lui rend hommage.
Cette voie pittoresque et certainement l’une des plus atypiques de Nancy, a été crée en 1571 le long des remparts par le duc Charles III.
Cette rue tire son nom de l’ancienne fonction qu’elle avait. C'est en effet à cet endroit que se trouvaient les anciennes écuries ducales, situées à l'arrière du palais et le long de la place de la carrière, où l'on entrainant les chevaux et où se déroulaient des manifestations chevaleresques.
Ses accès ont été fermés lors de la construction de la place Stanislas et de l'hémicycle. Les grilles de Jean Lamour, situées aujourd'hui sur la place de la Carrière, étaient au départ destinées à orner les extrémités de la rue des Écuries. Elles furent déplacées à leur place actuelle.
Les onze passerelles qui la surplombent, ont été installées au XIXème siècle par les riverains afin de gagner les terrasses donnant sur le parc de la pépinière.
Depuis, les écuries sont devenues garages ou remises. On y accède aujourd'hui par l’une des arcades de l’hémicycle ou par le numéro 8 de la place Carrière.
boulevard Albert 1er
Entre la place Godefroy-de-Bouillon et le parc Bonnet, cette grande artère présente un habitat très disparate, composé d'immeubles de différentes époques, d'hôtels particuliers, de maisons, de terrains vierges !!
Le boulevard Albert 1er que l'on parcourt droit devant, mérite davantage d’intérêt, au regard des perles architecturales qu'il présente.
Il porte le nom du roi de Belgique Albert 1er, surnommé le roi soldat, du fait de sa forte implication dans le conflit de la 1ère guerre mondiale. Le maréchal Foch lui confia par ailleurs pour mission la reprise les Crêtes de Flandres. La région de Lorraine fut unanime dans la reconnaissance de cette perte que fut la mort accidentelle du roi le 17 février 1934. Ainsi, le 04/10/1934 fut inauguré en son hommage, le monument situé place Godefroy-de-Bouillon.
rue des Bégonias
Cette rue essentiellement résidentielle, marquée par la présence de nombreuses demeures style Art Nouveau réalisées au début du XXéme siècle, est un écrin de trésors architecturaux.
La rue doit son nom aux productions de fleurs de François Félix Crousse (1840-1925), horticulteur et spécialiste mondial du bégonia, qui créa plusieurs centaines de variétés de plantes dans ses serres situées à l'emplacement de l'actuelle rue. C'est en 1893 que Félix Crousse demanda l’ouverture de cette rue à travers sa propriété.
En 1902, quelque cinquante familles, tous notables seront propriétaires dans la rue des Bégonias. Les immeubles et maisons sont construits selon les plans des plus grands architectes de l’époque (Déon, Bourgon, Gutton et Hornecker).
rue des Glacis
La rue des Glacis se situe entre la rue Jean Lamour et le cour Léopold à Nancy.
Le nom de "glacis" évoque les anciennes fortifications de la ville de Nancy. Le glacis est un terrain découvert, aménagé en pente, à partir des éléments extérieurs de l'ouvrage fortifié. Face aux remparts, cette zone à nu obligeait les éventuels assaillants à parcourir un espace efficacement balayé par les tirs des défenseurs.
Cette est rue est donc un ancien chemin qui longeait les fossés et murailles. Il partait du mur d'enceinte de la ville et passait sur le glacis de l'ancien bastion Danemark, détruit par Stanislas. Il desservait de nombreux jardins et le cimetière du Faubourg des Trois Maisons, situé à l'emplacement de l'imprimerie Berger-Levrault.
Aves l'arrivée des alsaciens et des lorrains ayant opté pour la France en 1872, Nancy s'agrandit hors les limites des remparts et des anciennes portes de la ville. L'imprimerie Berger-Levraut, implantée à Strasbourg depuis 1676, vint s'installer derrière les anciennes fortifications en 1871.
Plusieurs demeures furent construites de part et d'autre du chemin des Glacis, qui devint porte ouverte sur le cours Léopold en 1876.
source : le dictionnaires des rues de Nancy - Jean-Marie Cuny
rue de la Commanderie
Bâtiments remarquables
no 22 : Immeuble Georges Biet, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1975,
no 26 : immeuble construit en 1906 par l’architecte Lucien Bentz,
no 33 : Pharmacie Jacques, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1977.
Cette petite rue discrète de Nancy se situe entre l'avenue Foch (pont Kennedy) et la place de la Commanderie, où l'on peut encore voir la Tour éponyme édifiée au XIIe siècle..
Elle porte ce nom pour conserver le souvenir de l'ancienne maison des Templiers, puis des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, la Commanderie Saint-Jean de Jérusalem ou commanderie de Virlay ou commanderie du Vieil-Aître, qui datait du XIIe siècle.
Elle s'est établie sur un très ancien chemin qui partait des remparts de Nancy pour mener à la Commanderie Saint-Jean du Viel -Aître. La sortie de la ville s'effectuait alors par la porte Saint-Jean, détruite en 1874. La porte, le faubourg et la rue portaient le nom du saint titulaire de la Commanderie. Le chemin Saint-Jean pris par la suite le nom de rue de la Commanderie en 1867.
La rue de la Commanderie était très animée au début du XXe siècle, avec notamment la présence de la brasserie Greff, des bains Marceau, des cafés et commerces. Le cinéma d'art et essai Le Caméo est d'ailleurs la plus ancienne salle de projection de Nancy.
rue des Dominicains

Communément appelée rue des Dom’s, c'est la plus ancienne rue de la Ville-Neuve de Charles III. En prolongement de la Grande Rue, elle quittait Initialement la ville médiévale par la primitive porte Saint-Nicolas (disparue au XVIII° siècle) et constituait l'axe principal du faubourg Saint-Nicolas qui aboutissait jusqu'à Saint-Nicolas-de-Port. Cette route ancienne, qui remonte au Moyen Age, fut conservée par Charles III, lorsque fut tracé le plan de la Ville Neuve.
Les Dominicains s’y installèrent en 1640 à l’emplacement approximatif du n° 40 actuel, grâce à une fondation de François du Hallier, gouverneur de Nancy. Leur église, reconstruite au XVIII° siècle, se trouvait à l’emplacement du passage du Casino. Les Dominicains furent dispersés à la Révolution et leur couvent, vendu comme bien national, fut entièrement détruit. En 1843, le Père Henri-Dominique Lacordaire restaure en France l’Ordre des frères prêcheurs. Le couvent des Dominicains se situe 4, rue Lacordaire.
La rue des Dominicains a été profondément modifiée en 2024 dans le cadre du projet de piétonnisation du centre ville de Nancy.
|bâtiments remarquables
no 4 : devanture de magasin de style art nouveau inscrit au titre des monuments historiques depuis 1994,
no 38 : pharmacie du Ginkgo, de style art nouveau,
no 57 : Maison des Adam, édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1946.
|ses anciens noms
1611 : rue Neuve Saint-Nicolas,
1728 : rue des Jacobins (autre nom des Dominicains),
1754, à la Révolution : rue Jean-Jacques Rousseau,
1814 : dénomination actuelle.
rue des Ecuries
Hôtel des Pages
La cour d’appel est actuellement trop à l’étroit place Carrière, entre les murs prestigieux de l’hôtel de Beauvau-Craon.
Un projet d'extension figure dans les cartons du ministère de la Justice, propriétaire des lieux depuis de nombreuses années. La cour d’appel pourrait en effet s’étendre dans les trois niveaux de l’hôtel mitoyen des Pages qui, par le passé, a accueilli l’état-major des armées. Rien n'est fait !!
Marie Marvingt
pionnière de l'aviation, inventrice, sportive, alpiniste, infirmière et journaliste française a vécu rue des écuries.
Une plaque commémorative lui rend hommage.
Cette voie pittoresque et certainement l’une des plus atypiques de Nancy, a été crée en 1571 le long des remparts par le duc Charles III.
Cette rue tire son nom de l’ancienne fonction qu’elle avait. C'est en effet à cet endroit que se trouvaient les anciennes écuries ducales, situées à l'arrière du palais et le long de la place de la carrière, où l'on entrainant les chevaux et où se déroulaient des manifestations chevaleresques.
Ses accès ont été fermés lors de la construction de la place Stanislas et de l'hémicycle. Les grilles de Jean Lamour, situées aujourd'hui sur la place de la Carrière, étaient au départ destinées à orner les extrémités de la rue des Écuries. Elles furent déplacées à leur place actuelle.
Les onze passerelles qui la surplombent, ont été installées au XIXème siècle par les riverains afin de gagner les terrasses donnant sur le parc de la pépinière.
Depuis, les écuries sont devenues garages ou remises. On y accède aujourd'hui par l’une des arcades de l’hémicycle ou par le numéro 8 de la place Carrière.
rue Félix Faure
La rue Félix-Faure, du nom du président de la République française Félix Faure, fut inaugurée quatre ans après sa mort, en 1903.
D'une grande cohérence architecturale, avec un alignement d'édifices de même hauteur, la rue Félix-Faure est marquée par la présence de nombreuses demeures de style École de Nancy, réalisées notamment par César Pain, à l'origine des premières constructions au début du xxe siècle.
rues Jeanne d'Arc - Victor Hugo
Voies traversantes de Nancy, en direction nord-sud, la rue Victor Hugo et la rue Jeanne d'Arc, sur plus de 2 kms, constituent l'artère la plus longue d Nancy.
La rue Victor Hugo, ouverte en 1860, présente de belles demeures bourgeoises et des façades richement décorées. Elle rend hommage au célèbre romancier et poète Victor Hugo, dont le père est natif de Nancy.
La rue Jeanne d'Arc, dans la continuité de la rue Victor Hugo, a été ouverte en 1863, sous sa dénomination actuelle, dans un chemin particulier. Elle est prolongée une première fois entre 1878 et 1883, puis en 1896 entre l'avenue de la Garenne et le Montet. Elle n'est certes pas la plus attrayante de la ville, mais son parcours qui longe la place de la Croix-de-Bourgogne, passe non loin du parc Sainte-Marie, présente malgré tout un certain nombre de pépites architecturales. La rue rend hommage à Jeanne d'Arc, héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, venue à Nancy rencontrer le duc de Lorraine de l'époque, Charles II.
|bâtiments remarquables de la rue Jeanne d'Arc
n° 30 : Immeuble, à l'angle de l'avenue Foch, inscrit par arrêté du 31 décembre 1976 pour les façades et les toitures sur rues.
n° 37 : Maison du Docteur Paul Jacques, à l'angle de l'avenue Foch, bâtisse objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1979.
n° 55 : Pharmacie Jacques, à l'angle de la rue de la Commanderie, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 15 juin 1977.
n° 66 maison Ducret 5 construite en 1908 par les architectes Émile André et Paul Charbonnier.
n° 152 : Ancien entrepôt commercial de négociant en vin occupée ensuite par la Société Dunlop6, construit en 1906 par l’architecte Louis Déon.
n° 179 : immeuble construit en 1911 par l’architecte Louis Déon.
rue et rond-point Lepois
A proximité du centre ville et de la place Simone Veil, la rue Lepois est un lieu tout à fait unique à Nancy, présentant un ensemble d’hôtels particuliers et d'immeubles bourgeois à l'architecture remarquable.
Cette rue, ouverte en 1875, fait éloge à Charles Lepois (1563-1633), médecin français, professeur et doyen de l'école de Médecine de l'Université de Pont-à-Mousson.
A l'extrémité gauche de la rue, se trouve le rond-point Lepois. Secteur appartenant à M. Beaupré, initialement constitué d'une impasse au milieu d'un terrain de 4000 m², déserté des acquéreurs pendant 20 ans.
Fin XIXème, l'architecte Emile Jacquemin imagina un rond-point au milieu de ce terrain entouré d'une douzaine de lots à vendre de 200 à 400 m². Ce qui permit de relancer la construction de dix hôtels particuliers réalisés par l’architecte Bourgon.
D'abord appelé "rond-point Beaupré", il fut rebaptisé "rond-point Lepois" en 1876, et classé en 1902.
rue de la Ravinelle
A l’origine, ce nom désignait une ancienne famille lorraine "de RAVINEL", qui possédait à cet endroit une vaste propriété acquise par Rémy de RAVINEL (1666-1728) en 1711. L’accès à cet endroit se nomma tout naturellement chemin Ravinel, qui devint par altération rue de la Ravinelle en 1841.
Ce patrimoine foncier resta dans la famille jusqu’au 19ème siècle, cédant ensuite la place aux beaux immeubles construits à cette époque et au début du XXème siècle par la bourgeoise nancéienne.
La rue de la Ravinelle relie aujourd'hui la rue de Serre au quai Claude le Lorrain.
Bâtiments remarquables
n° 6 et 35 : Groupe scolaire Notre-Dame - Saint-Sigisbert,
n° 16 : hôtel particulier de Charles Cartier-Bresson, édifié par Charles Désiré Bourgon,
n° 38 : plaque commémorant la maison où Maurice Barrès habita une modeste chambre lorsqu'il était étudiant, de novembre 1880 à juillet 1882. La plaque a été inaugurée le 7 juillet 1927,
n° 39 : ancienne maison Simon devenu le Goethe Institut avec son parc,
n° 65 : Maison Bouret, dont la façade, la toiture sur rue et le hall d'entrée sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 27 octobre 1995.
rue Saint- Dizier
Du XVI° au XVIII° siècles, furent construits un grand nombre d’hôtels, ainsi que quatre églises (église Saint-Roch, église des religieuses du Saint-Sacrement, église des Capucins, et l'église du Noviciat et du Collège des Jésuites. Seul subsiste le Noviciat qui fut fondé en 1602, à cet endroit, par Antoine de Lenoncourt. Après l’expulsion des Jésuites, le Collège fondé en 1616, fut installé dans les murs de cet ancien Noviciat (1768). II devint, en 1805, Hospice des Enfants Trouvés, créé par Stanislas.
Aujourd'hui, la rue Saint-Dizier, très dégradée durant les dernières décennies, reprend progressivement de son allure, grâce aux rénovations de son patrimoine, aux restaurations d'immeubles et reconversions commerciales.

La rue Saint-Dizier qui relie la porte Saint-Nicolas (place des Vosges) à la rue Stanislas, est une des artères principales de la Ville-Neuve créée par le duc Charles Charles III à la fin du XVIème siècle. Elle croise notamment la rue Saint-Jean, autre axe majeur au carrefour dénommé Point Central.
Elle porte le nom du petit village de Saint-Dizier, bâti au nord de Nancy, détruit pour être intégré dans la nouvelle ville, et renforcer les défenses au nord. Après sa destruction, il ne subsista que trois maisons, d'où le nom porté par l'actuel quartier situé à son emplacement. Le duc offrit en compensation aux habitants, des terrains dans la Ville-Neuve, pour pouvoir leur permettre de construire de nouvelles maisons et de se reloger.
Elle porta les noms successifs suivants : "1ère Grande-Rue", "2ème Grande-Rue", "faubourg Saint-Dizier", "Grande-rue du faubourg Saint-Dizier", "rue de la Constitution" en 1791 et enfin "rue Saint-Dizier" depuis 1814.
rues Saint- Jean, Saint- Georges
Les rues Saint-Jean et Saint-Georges forment avec la rue Saint-Dizier les deux axes majeurs de la Ville Neuve créée par le duc Charles III à la fin du XVIème siècle. Elles se croisent perpendiculairement au carrefour dénommé "le point central".
Cet axe était limité à l'Ouest par la porte St-Jean, construite de 1604 à 1620, aujourd'hui disparue, et à l'Est par la porte des Moulins, située à la hauteur de la Cathédrale. Lors de la réalisation en 1605 de la Ville-Neuve, les remparts, à peine terminés, furent détruits et reculés vers l’Est. La nouvelle porte Saint-Georges, construite de 1608 à 1610, remplaça alors la porte des Moulins.
Artères majeures de l'agglomération nancéienne, elles ont fait l'objet de plusieurs aménagements, notamment lors de la réalisation en 2000 de la ligne de tram sur pneus avec la suppression de la circulation automobile, puis plus récemment pour son remplacement par une ligne de trolleybus électriques.

La rue Saint-Jean tire son nom du ruisseau Saint-Jean qui suivait son cours et formait l'étang Saint-Jean qui s'étendait de la Commanderie Saint-Jean au quartier de la gare.
Dès le XVIII° siècle, on prit l’habitude de distinguer la rue primitive (rue des Moulins) et la rue Saint-Georges.
Aujourd’hui, la rue Saint-Jean reste l'une des principales rues de Nancy et l’une des plus commerçantes.
Les constructions d'origine sont pratiquement toutes disparues. Mais la rue Saint-Jean présente encore malgré tout quelques belles pépites architecturales datant des XIXème et XXème siècle.
Bâtiments remarquables
-
n°2-4 : ancienne banque d'Alsace Lorraine construit en 1926 par l’architecte Pierre Le Bourgeois,
-
n°15-21 : Magasin Vaxelaire à l'angle de la rue Raugraff,
-
n°40 : immeuble construit en 1886 par l’architecte Charles André,
-
n°48 : ancien Palais de la Bière construit en 1925 par l’architecte Pierre Le Bourgeois,
-
n°52 : Graineterie Génin-Louis construit en 1901 par l’architecte Henri Gutton, édifice objet d'une inscription au titre des monuments historiques en 1976,
avenue de Strasbourg
Située dans le quartier Saint-Pierre - René II - Marcel Brot, la longue avenue rectiligne qui relie la place des Vosges à l'église de Bonsecours honore la ville de Strasbourg depuis le 6 août 1873, pour sa résistance durant la guerre de 1870. La partie de la place des Vosges à l'avenue du Docteur-Heydenreich a été débaptisée pour prendre le nom d'avenue du Maréchal de-Lattre-de-Tassigny.
Cette longue artère, malgré un habitat sans grand intérêt, présente cependant plusieurs bâtiments historiques et lieux remarquables :
- l'Hôpital Central, construit à partir de 1879 par Prosper Morey, avec son entrée monumentale, sa cour intérieure, sa chapelle,-
- l'Hôtel de la Mission Royale, créé par Stanislas, inauguré en 1743. Il accueillit les Jésuites et sera Séminaire jusqu'en 1907. Aujourd'hui, occupé par le campus Sciences-Po.
- l'œuvre street-art du graffeur Vhils,
- le parc Olry, légué à la Ville par Achille Olry, avec sa porte monumentale provenant de l'Hôtel Mahuet,
- la maison de Coriolis,
- l'église ND de Bonsecours, construite sur commande de Stanislas sur l'ancienne chapelle de Bonsecours. Réalisée par Emmanuel Héré entre 1737 et 1741, pour devenir la sépulture de Stanislas.
rue Saint-Nicolas

La sinueuse rue Saint-Nicolas est la plus ancienne voie de la Ville-Neuve construite par le duc Charles III en 1590. Elle a repris en effet l'itinéraire de la vieille route médiévale qui menait de Nancy à Saint Nicolas-de-Port. C'est pour cette raison qu'elle est la seule à ne pas avoir un tracé rectiligne.
Initialement, la vieille route de Saint Nicolas-de-Port s’arrêtait aux remparts, au-delà desquels elle ne fut pas prolongée. Pour sortir de Nancy, il fallait emprunter la rue Saint-Dizier, puis la nouvelle porte dite de Saint Nicolas et par l’actuelle avenue de Strasbourg. L’ancienne route de Saint- Nicolas perdit donc sa fonction initiale. Ce n’est qu’en 1871 que la rue Saint-Nicolas fut de nouveau ouverte, hors les murs, par le percement de la rue de La Salle, à travers les anciennes fortifications.
Elle présente une alternance de quelques façades renaissances au milieu d'édifices de style classiques, dont certaines portes sont protégées au titre des monuments historiques.
La rue Saint-Nicolas a été profondément modifiée en 2024 dans le cadre du projet de piétonnisation du centre ville de Nancy.

|ses anciens noms
- rue Neuve Saint Nicolas,
- rue du Faubourg Saint Nicolas,
- 1793 : à la suite de la Révolution, rue des Sans-Culottes,
- 1795 : rue Descartes,
- 1796 : rue Voltaire,
- 1814 : dénomination actuelle.
Saint-Nicolas est le saint patron des lorrains, depuis que le duc René II, en reconnaissance de sa victoire de Nancy (1477), le consacra à la Lorraine, en édifiant notamment la basilique de Saint-Nicolas-de-Port.
|bâtiments remarquables
La plupart des maisons de cette rue sont de beaux hôtels du XVIII° siècle.
n°_9 : immeuble, un des mieux conservés de Nancy, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1998 pour son intérieur du XVIIe siècle .
n°_11 : immeuble, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1946 pour sa porte avec vantaux en menuiserie.
n°_27 : immeuble, dont la porte d'entrée est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1946.
n°_30 : immeuble, avec une porte cochère et les vantaux en menuiserie inscrits au titre des monuments historiques depuis 1946.
n°_31 : sur la rue Drouot, ouverte en 1842, se trouvaient les dépendances du couvent des religieuses du Saint-Sacrement.
Les n°_96 et 98 furent, en 1624, le couvent de Notre-Dame du Refuge, fondé par Elisabeth de Ranfaing. Ce couvent s’installa, en 1696, dans la rue des Quatre Eglises.


.png)
