# une œuvre mémorielle Place des Justes
Boulevard Joffre - Nancy
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Cette œuvre collective a été dessinée par Camille Martinet, étudiante-chercheuse à l’Atelier national de recherche typographique (ENSAD Nancy), sous la direction de Thomas Huot-Marchand.
Elle s’appuie sur les travaux menés par quatre classes de première et de terminale du lycée Paul-Louis Cyfflé, avec leurs professeurs et le précieux concours de la Communauté Juive de Nancy, de l’Association culturelle juive de Nancy, de l’association Mémoire de la Shoah en Lorraine, d’historiens et d’artistes.
La gravure lapidaire a été réalisée par les élèves du lycée professionnel Camille Claudel de Remiremont, encadrés par Florence Génin et Sonia Rinaldi. Les éléments métalliques ont été réalisés par les apprentis du pôle formation de l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM), site de Maxéville, avec leur formateur Romain Morieux. Plusieurs dizaines de jeunes élèves, apprentis et étudiants auront pris part à cette œuvre.
L’inscription de la Place des Justes s’intègre dans un parcours artistique, porté par la Ville de Nancy et ses musées, sur l’histoire et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale. Située à proximité du monument des Déportations et du monument de la Shoah, elle rend hommage aux hommes et aux femmes qui ont aidé des Juifs persécutés par l’occupant nazi avec la collaboration du régime de Vichy.
La gravure lapidaire, révélant une création typographique soignée, fait apparaître, à travers le dessin des lettres, les noms de douze Justes parmi les Nations, les noms de douze personnes qui, à Nancy, ont agi collectivement ou individuellement pour empêcher la déportation et l’extermination des Juifs entre 1942 et 1944. Parmi eux, des policiers du service des étrangers de Nancy, sous l’égide d’Édouard Vigneron, ont sauvé plus de 350 vies en déjouant partiellement une importante rafle programmée le 19 juillet 1942.
La finesse de la gravure rappelle à la fois sobrement et poétiquement ces actes de sauvetage à travers la modestie de quelques noms, quelques dates et l’exercice de métiers familiers : policier, comptable, vendeur de meuble, couturière… Toutes et tous se sont engagés, ont pris des risques pour sauver des vies vulnérables, l’autre ou le voisin, et défendre des valeurs d’humanité.













