Nancy, il E tait une Fois ...

  ..., cinq Hôpitaux Militaires 

Durant ces cinq derniers siècles, se créèrent et se succédèrent cinq hôpitaux militaires à Nancy. L'importance et la nécessité de ces établissements étaient justifiées par les besoins sanitaires et les enjeux militaires des époques traversées. Le dernier et plus important, l'hôpital des armées Sédillot ferma en 1991, dans le cadre de la réorganisation de l'armée française. Voici la synthèse de leurs histoires.

Ch-E_Sedillot.jpg

1637 - 1663 : un 1er hôpital (hôpital Royal de la garnison) est créé à l’occasion de l’occupation française de la ville de Nancy. Auparavant, les blessés militaires étaient soignés dans les hospices civils.

1702 - 1714 : Saint- Jean est le 2ème hôpital militaire de Nancy.

1724 - 1768Saint-Louis, 3ème hôpital largement utilisé pendant la guerre de Succession d'Autriche et la guerre de Sept-ans. Il était situé place de Grève, soit approximativement à la place d'immeubles de la rue Stanislas, entre la Bibliothèque municipale et la place Carnot.

1768 à 1909 : 2ème hôpital Saint-Jean,  situé sur les bastions Saint-Jean et Saint-Thiébaut, et dont le nom rappelait l’étang Saint-Jean. Il se trouvait donc approximativement à l’emplacement de la rue Saint-Thiébaut et du boulevard Joffre, dont le percement entraîna la destruction en 1933, après avoir été remis au domaine en 1912.

Après la guerre de 1870, Nancy retrouve une garnison, qui va devenir de plus en plus importante jusqu’en 1914. La présence militaire passe de 600 à 13000 hommes entre 1870 et 1880. Le remplacement de l'hôpital Saint Jean par un établissement neuf apparaît donc nécessaire.

1896 : le terrain de la propriété Gomien d'une superficie de six hectares est alors vendu à l'Etat, pour la réalisation d'un nouvel hôpital.

septembre 1900 : l’avant-projet d'un nouvel établissement de 528 lits, répartis dans quinze pavillons disposés le long d’une allée centrale couverte de 215 m, est approuvé.

1er juin 1909 : la partie principale, dont les bâtiments sont parallèles à la rue Blandan, est mise en service. Les travaux côté de la rue de Villers, ne sont terminés qu’en mars 1910. Leur coût s’élève à un peu moins de 3,5 millions de francs.

19 octobre 1913 : le nom de « Sédillot » est attribué à l’hôpital.

5 novembre 1991 : avec le départ de l'armée, l’hôpital est dissous. Après qu’on ait envisagé de lui conserver une fonction médicale, il est acquis par le département auquel il permet de regrouper ses services.